lundi 16 janvier 2012

Parution de la Semaine - 10 Janvier 2012


Le jeune compositeur Bill Ryder-Jones, ancien guitariste pour le groupe The Corals, a créé une série de magnifiques pièces pour If…, son premier album solo.


Cet anglais pas encore trentenaire, est bourré de talent, un plus d'être pianiste, guitariste et violoniste, il s'adonne au chant, en créant des œuvres très cinématographique. Le volet instrumental aux arrangements axés autour du piano et d’un quatuor à cordes me fait penser à ce que font Danny Elfman, Max Richter et John Metclafe.

Pour le côté vocal sur l'album If..., nous sommes en présence d’une voix timide au timbre presque narratif, un peu à la manière de Son Lux, Dntel, The Notwist et Sébastien Schuller, tant pour l’aspect mélodique de ses compositions et la fragilité de son chant empreint d’une grande sensibilité. Ces passages vocaux semblent apparaitre de nul-part, puisque l’album est majoritairement instrumental, avec une prononciation nonchalante de la part de Bill Ryder-Jones et son accent typiquement britannique, qui me fait un peu penser à Pink Floyd. En plus de son filet de voix, on retrouve quelques harmonies vocales féminines fournies par Ana Calvi, pour venir d’autant plus rehausser les pièces musicales, sans pour autant qu’elle énonce des propos concret et qui laissent place à l’émotion d’abord et avant tout.

Bill Ryder-Jones - If... Remixes via Double Six

Enregistré après une conversation avec Laurence Bell, le propriétaire de l’étiquette de disques Domino, où il suggérait à Bill Ryder-Jones de concevoir une série de pièces pour un film imaginaire, le disque If… se veut une adaptation musicale du livre If on a Winter Night a Traveler de l’auteur Italo Calvino, où chaque pièce représente un chapitre distinct. La majorité de l’enregistrement a été réalisé avec l’orchestre Royal Liverpool Philharmonic lors de différentes sessions au cour de l’année 2010. Les arrangements à cordes sont utilisés avec brio de la part de Bill Ryder-Jones, pratiquement à chaque pièce pour remplacer la voix ou venir rehausser ses propos, ce qui me rappelle les créations de l’italien Ludovico Einaudi, une de mes très belles découvertes en 2011!

Bill Ryder-Jones avec la pièce A Leave Taking tirée de son premier maxi


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