vendredi 23 mars 2012

Parution de la Semaine - 20 Mars 2012



La formation britannique Nedry arrive enfin avec A Dim Light, leur nouvel album fort attendu!
Après la sortie de l’excellent disque Condors, paru en 2010, revoici le trio de Londres avec leur version de ce que l’on pourrait dire faisant partie de la vague Post-Dubstep, mais qu’est-ce que ça mange en hiver? C’est une Pop-atmosphérique un peu sombre, des rythmes saccadés à la sauce Drum ‘N Bass, avec des touches synthétiques du type Ambiant avec des élans IDM, mais plus downtempo, près du Trip-Hop avec beaucoup de basses fréquences, c’est ce que je trouve de mieux pour décrire la sonorité de Nedry. Le distinctif wobble du Dubstep est peu présent, mais ressurgit lorsqu’on s’y attend le moins, même si je dois avouer que ce n’est pas tant la signature du groupe qui ne cesse de repousser les frontières du genre pour en arriver à un son singulier. Une sonorité comparable à Massive Attack et Elsiane, ces derniers qui feront d’ailleurs paraître un tout nouveau disque le 10 avril prochain, une autre parution à ne pas manquer pour les amateurs de musique recherchée tout en étant accessible, soit dit en passant, donc cette année, le printemps nous en fait voir de toutes les couleurs et pas seulement avec la température record que nous avons eût ces derniers temps, puisque beaucoup de chaleur se dégage de l’album A Dim Light malgré le style électronique!
8 pièces de Nedry via nedrymakesmusic
 
Avec Nedry, la polyrythmie est au menu, mais de toute manière, si elle n’y est pas on s’ennuie, qu’on se le dise une fois pour toutes. En moins d’écouter ce que j’appelle peu affectueusement les interludes musicales qui servent à vendre de la publicité aux radios commerciales qui passent en boucle sur les ondes et qui sont aussi subtiles que des éléphants blanc dans un champ de fraises (je ne vous en citerai aucun en exemple, vous savez de qui il est question)! Sur A Dim Light, une ambiance dramatique plane tout le long de l’enregistrement, entremêlée à une sensualité peu commune majoritairement due à la voix sulfureuse et au timbre particulier de Ayu Okakita, chanteuse du groupe. Il y a aussi l’énergique pièce TMA qui détonne de l’ensemble qui se fait plutôt feutré pour venir nous surprendre et qui vient créer une rupture avec le registre habituel de la formation. Ce sont aussi les arrangements soignés, les nappes de claviers, les petits sons étranges judicieusement disposés et les rythmes hypnotiques qui font en sorte qu’on ne démord pas du plus récent disque de Nedry, un de ceux-là qui accompagnent le printemps à merveille!
 Magnifique clip pour Violaceae, premier extrait du disque A Dim Light



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