samedi 22 juin 2013

La Femme + Peter Peter = Combinaison gagnante!



Jeudi dernier, par une belle fin de journée de presqu’été pendant les Francofolies, un événement à saveur rock synthétique nous attendait dans l’antre du Club Soda pour une soirée toute en émotions, la tête dans un nuage de sons.



D’entrée de jeu, la jeune formation française La Femme est arrivée sur scène avec une assurance digne des meilleurs. Avec leur sonorité résolument rétro, malgré le parc d’instruments électroniques, les membres du groupe, tous en avant-plan aux abords de la scène, nous ont servis un genre de new-wave psychédélique aux accents punk synthétiques ou post-yéyé déjanté à la manière de We Are Wolves et Cougarettes, jusqu’à un certain point. Avec un éventail de claviers et même une thérémine, le ton était aussi dramatique que festif, présenté avec un dynamisme contagieux et un vocal qui nous hante. Ceci étant dit, la barre était déjà haute et la foule sous le charme après le passage de ce sextuor.



Peter Peter et ses musiciens débarquent alors sur les planches du Club Soda, avec une attitude un peu désinvolte de la part de cette version masculine et améliorée de Cœur de Pirate. Dès les premières notes, on a pu sentir une interprétation un peu plus musclée que sur ses albums et le ton était donné pour le reste de la soirée. Avec sa sorte d’électro-pop aux touches rock, très stylisée et actuelle, l’artiste s’est donné corps et âme devant un public qui semblait passer un agréable moment quoi que, pour ma part, j’avais l’impression que La Femme lui avait un peu volé le show avec une prestance et une sonorisation hors du commun.


On m’avait bien averti au sujet des interventions quelque peu douteuses de Peter Peter et, malgré une certaine retenue sentie, cette fois-là ne fût pas l’exception. Par contre, les musiciens de talent qui l’accompagnait, principalement le saxophoniste, nous ont vite fait oublier ce détail. Avec une sonorité qu’on ne retrouve que trop peu souvent en territoires francophones, les pièces se sont enchaînées à un rythme d’enfer et la séquence choisie imposait une certaine fluidité pour l’ensemble du spectacle. Les moments les plus touchants ont étés lorsqu’il s’est retrouvé seul sur scène pour livrer ses chansons, au milieu et la fin du spectacle, où nous pouvions constater toute la sensibilité de l’artiste.


En bout de ligne, devant un auditoire majoritairement du type branché et métrosexuel, mis à part la présence incompréhensible de quelques douchebags et leurs équivalents féminins, qui avaient pratiquement rempli la salle à pleine capacité n’en sont pas ressortis déçus, tant au niveau de sa qualité que pour l’abordable coût de la porte de cette double prestation.

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