jeudi 18 septembre 2014

La Bronze : Pseudonyme/Homonyme


Sur l’album homonyme, on retrouve une ambiance pop-atmosphérique aux penchants rock-synthétique, jumelé à un univers théâtral sans vergogne au niveau lyrique. Elle rappelle Marie-Pier Arthur, Hotel Morphée, Chloé Lacasse et Porcelaine, autant pour l’émotivité du chant que de l’instrumentation étoffée, flanqué d’un traitement sonore qui plaira assurément aux amateurs de ces derniers. Ariane Moffatt aura pavé la voie pour des artistes tels que ceux énumérés et La Bronze nous sert une version un peu plus brute que cette dernière, mais sans laquelle une percée aurait été plus difficile aujourd’hui.



Un peu plus de givrage sucré au niveau de l’enrobage musical, quoi que certaines pièces sont assez musclées (Vortex), la plume de l’artiste est parfois acidulée, d’une lucidité qui reflète son époque (La Jeunesse Féline, Pas de Mâle). Des textes livrés avec conviction, assumés et affirmés, solides, surtout pour un premier album complet qui succède à un premier maxi prometteur, paru en 2012. Il est fort probable que cette parution puisse percer l’hermétique mur des ondes commerciales après les vagues qu’elle fait déjà sur les radios universitaires, indépendantes et communautaires. Un enregistrement à la fois recherché et redoutablement accrocheur, d’une atmosphère comme douce-amère qui coule bien dans les oreilles de presque tout auditeur!

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