dimanche 27 septembre 2015

Parutions & Prestations – 25 septembre @ 3 octobre 2015

C'est une courte sélection pour la chronique sur les nouveautés musicales de cette semaine, les choix pertinents se font plus rare que d'autres fois. N'ayez crainte, comme c'est la saison automnale, ce n'est que partie remise pour un choix plus abondant dans un proche avenir, c'est garanti. Nous ne sommes quand-même pas en reste cette fois-ci, puisque ce sont des propositions intéressantes qui s'offrent à vous à travers ces titres inusités et quelques retours attendus, alors bonnes découvertes !



Animation – Machine Language (Rarenoise Records)

Bob Belden, ce regretté saxophoniste, décédé d'une crise cardiaque au mois de mai dernier à l'âge de 58 ans, brouillait les lignes entre jazz, breakbeat, rock-progressif et musique ambiante. Accompagné par le légendaire bassiste Bill Laswell sur cet ultime enregistrement, son approche singulière rappelait immanquablement Érik Truffaz, Nils Peter Molvaer, Saxsyndrum et la virtuosité de Joshua Redman.




Bernard Adamus - Sorel soviet so what (Grosse Boite)

Fidèle à son style, l'artiste propose des histoires de femmes, de débauche et d'amitié virile sur son troisième album où il semble en grande forme. Teinté de blues-rock, folk-sale et de joual assumé, sa sonorité est plus recherchée et assumée que jamais, avec des arrangements un peu plus près de la formation Avec pas d'Casque par moments. On pense évidemment à Plume Latraverse, Pépé et sa Guitare, Mononc' Serge et Fred Fortin.






Darkstar - Foam Island (Warp)

Le duo anglais propose son enregistrement le plus audacieux et éclectique à ce jour, tout en entreprenant un virage plus électropop que ce que l'on pouvait s'atteindre. Depuis ses débuts sur étiquette Hyperdub, le binôme a énormément cheminé pour en arriver à une sonorité plus mature et aboutie, avec des envolées proches des explorations sonores de Matmos. Similaire à DJ Koze, Caribou et Ultraísta.







Emmanuel Mieville – Ethers (Baskaru)

Le oeuvre de cet explorateur sonore est à la fois abstraite et terre à terre avec les sons environnants entendus sur cet enregistrement. Une expérience sensorielle attend l'auditeur à travers les subtilités de ce bijoux auditif. Un artiste définitivement dans une classe à part avec son approche expérimentale on ne peu plus épurée et poignante.





Julia Holter - Have You In My Wilderness (Domino)

La multi-instrumentiste de Los Angeles créé une sorte de pop-orchestrale toute en sensibilité sur son cinquième album en carrière. Un enregistrement inspiré, intimiste malgré les arrangements à cordes parfois grandioses, au ton tantôt dramatique ou tout en légèreté et exécuté avec finesse. Elle rappelle Julianna Barwick,  Sarah Slean, Zola Jesus et Chelsea Wolfe.





Laetitia Sadier - Dry Fruit (Drag City)

Si son chant aérien et son accent qui trahit ses origines française évoquent inévitablement Stereolab, ce n'est rien de bien étonnant, puisqu'elle était la chanteuse de la formation. La voici avec sa quatrième aventure solo (déjà) où son approche rappelle celle d'Emily Haines, la formation Broadcast et Tamaryn.




Les Incendiaires - Adolescences (Indépendant)

Les influences d'Indochine se font sentir pour leur côté atmosphérique, Jimmy Hunt en version un peu plus uptempo ou Chocolat pour l'aspect un peu lo-fi et la formation Les Passagers pour la pop française maniérée.

 




Peaches – Rub (I U She Music/INgrooves)

La farouchement féministe revient avec sa formule électroclash sur ce cinquième album qui contient les apparitions de Feist, Kim Gordon (Sonic Youth) et de Simmone Jones. Elle fait absolument tout sur sa plus récente parution elle joue des arrangements jusqu'à porter le chapeau de producteur. Avec sa débordante sensualité, elle rappelle à la fois Kate Wax pour son ambiance nocturne, en se faisant aussi choquante (sinon davantage) que M.I.A au niveau du contenu de ses textes et The Knife pour la folie pure.





Yui Onodera - Semi Lattice (Baskaru)

Cet enregistrement s'écoute comme un rêve éveillé, en harmonie, parfois mélancolique ce sont les sons abstraits choisis qui font voyager l'auditeur là où il veut aller. Les tapisseries sonores ambiantes-expérimentales du type minimalistes sont faites de guitare, piano et traitement électronique en plus de la programmation. Pour rendre l'enregistrement si particulier, parfois ce n'est pas la variété de l'instrumentation qui est nécessaire, mais la manière de s'en servir, comme le démontre si bien le créatif producteur nippon. Son approche rappelle Pjusk, Celer et Machinefabriek.





Simon Whetham - What Matters Is That It Matters (Baskaru)

L'artiste utilise piano et banjo avec moult enregistrements de sons environnants pour créer la base de ses productions qui ont des élans drone, post-rock ambiant-exploratoire et carrément noise par moments. Toute en lenteur, sa musique transcende l'espace et le temps chez l'auditeur qui ne peut que se laisser transporter par ses structures inusitées.






The Dears - Times Infinity Vol.1 (Pheromone rec.)

La formation montréalaise revient avec un audacieux opus qui est beaucoup plus axé sur l'aspect synthétique qu'auparavant, tout en demeurant fidèle à ses racines. Le groupe se réinvente sur cette premier tome qui veut le relancer sur les chemins de la gloire après une longue attente et malgré le peu d'espoir de certains de ses plus fidèles amateurs. Similaire à Arcade Fire, The Besnard Lakes, The Stills et Handsome Furs.





Lingua Lustra - Uhadi (Psychonavigation)

Cette création aux penchants aussi dub qu'ambiant qu'aux influences psytrance que darkwave est le projet d'un artiste néerlandais qui en est à sa première parutions pour du type électronique instrumentale. Fort de ses couches de synthétiseurs, ses mélodies ne manquent pas d'accrocher l'attention.






PRESTATIONS À NE PAS MANQUER

Une autre semaine qu'on aperçois déjà remplie de sorties qui valent le déplacement, surtout avec la venue de certains grands noms et les événements marquants qui ne doivent passer inaperçus. Cliquez sur les dates de spectacles pour vous rendre directement là o;u il faut pour faire l'achat de vos billets, une manière de plus de se simplifier la tâche et de rendre la tentation de meubles nos soirées encore plus difficile à résister !


Mardi 29 septembre

Beat Market (Lancement)
@ Newspeak : 19h30




Mardi 29 septembre

Thundercat
@ Théâtre Fairmount : 21h





Jeudi 1er octobre

Destroyer
@ Théâtre Fairmount : 20h





Vendredi 2 octobre

Yo la TengoDave Schramm
@ Théâtre Corona : 19h





Vendredi 2 octobre

Emilie & Ogden
@ Gesù : 20h





Vendredi 2 octobre

Autechre, Cygnus & Rob Hall
@ Théâtre Fairmount : 22h



On se laisse sur ces perles visuelles. Ce bref éventail arrivera fort probablement à vous convaincre de braver les soirées qui commencent un peu à se rafraîchir. Ne manquez pas de vous dégourdir avec ces spectacles qui valent leur lendemain de veille ! Avant notre prochain rendez-vous, jetez un coup d’œil sur la page facebook et twitter pour encore davantage de propositions intéressantes en matière de divertissement. À bientôt et bons shows !
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