lundi 17 juin 2013

Gros Mené vire à l'envers les Francofolies 2013


Pour la série des nuits rock aux Francofolies, la formation acidulée Gros Mené, formée par le légendaire Fred Fortin et compagnie, nous promettait un show musclé sur la scène du festival, tout comme ils l’avaient fait avec Galaxie l'année dernière.



Une foule bigarrée s’était amassée pour une prestation qui s’annonçait électrisante d’entrée de jeu. Amateurs de gros rock sale purs et durs ont su faire peur aux festivaliers de passage, néophytes de la sonorité typique du Lac Saint-Jean au fur et à mesure que le spectacle avançait. Les plus épivardés ont créés un mosh pit spontané et des séquences de bodysurfing ont même eu lieu à maintes reprises avec le fuzz des guitares d’Olivier Langevin et Joss Tellier, pendant que Pierre Fortin qui tuait ce drum, en plus de la basse bien grasse et grinçante de Fred.



Vous demandez peut-être c’est quoi le buzz avec ça, laissez-moi vous expliquer un peu… Ce quasi mythique groupe est à l’origine d’un véritable mouvement de rock-garage qui a pavé la voie pour Les Dales Hawerchuk, Band de Garage, Mardi Noir et bon nombre de groupes et d’artistes au Québec. Avec son plus récent opus, Agnus Dei, Gros Mené nous offrait un premier album depuis plus d’une décennie. Grâce à une sonorité blues corsée avec une approche un peu grunge, ils ont su se créer une réputation plus qu’enviable dans le milieu de la musique underground d’ici, sans aucune aide des radios commerciales, trop frileuses pour diffuser une musique qui, pourtant, a tout pour accrocher l’auditeur.


Encore un peu méconnu du grand public, Gros Mené avait l’auditoire rêvé en enfilant une brochette de pièces pratiquement sans arrêt issues de ses deux albums devant une foule survoltée. Les gars étaient en grande forme en ne ménageant d’aucune façon les amateurs du genre qui n’ont fait que les nourrir tout au long de leur trop courte heure allouée sur les planches qu’ils ont enflammées!

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