Coup de Gueule


23 octobre 2019

Indigestion post-électorale et reflux global


L’issue du vote des dernières élections et la futile recrudescence de popularité du Bloc Québécois me laissent à la fois perplexe et amer, un peu comme toujours, mais maintenant plus que jamais.


Je n'arrive pas à comprendre le comportement des électeurs, pas plus que celui de l'arroseur d'asphalte, d'ailleurs. Pendant que l'on veut vainement défendre nos intérêts au fédéral avec un parti qui n'a aucune chance de se faire élire et peu de chance d'être l'opposition officielle (le peuple étant plus divisé que jamais), on laisse encore une fois les loups entrer dans la bergerie.

Comment peut-on encore aujourd’hui aspirer à une quelconque souveraineté québécoise, lorsque nos richesses naturelles ont toutes été vendues à des intérêts étrangers ? Nos forêts pillées, nos gisements miniers octroyés à rabais, notre héritage collectif dilapidé, viendra en dernier l’eau potable, dès que les américains commenceront bientôt à en manquer. Ne nous reste qu’Hydro-Québec (et même encore) que l’on veut privatiser. Ça fait déjà longtemps qu’on a vendu les meubles et qu’on a jeté le bébé avec l’eau du bain.

Il est déjà trop tard pour autre chose qu'un semblant d’indépendance, puisque c’est au premier référendum qu’il aurait fallu que ça se passe et de toute façon, ça ne se fera certainement pas via Ottawa, alors je crois que plusieurs sont mêlés dans leurs convictions. Rouge, bleu, un autre bleu et rouge encore, il faut croire que nous sommes daltoniens. Commençons par porter au pouvoir le PQ au lieu de la CAQ au provincial si c'est vraiment une idéologie dépassée que l'on veut au lieu d'un parti véritablement progressiste, comme d'autres aux affiches oranges ou vertes qui semblent avoir autant de chance de prendre le pouvoir, et pourtant...

Nous ne sommes pas nés pour une petit pain, on est tous d'accord, mais depuis que les générations passées se sont servis dans ce grand buffet à volonté, il ne nous reste que des miettes. Malgré tout, si on devait passer par la boite de scrutin demain, je cocherais encore Oui comme si on était en 1994. Pourtant, comment peut-on vraiment espérer être un jour chez-soi lorsque même notre sous-sol ne nous appartient plus ?

Si l’on est ce que l’on mange


À se nourrir au MacDo et être caféïné au Tim Horton, entre deux boissons énergisantes pour mieux être productifs, avec un ti-mottons dans l’estomac, une bonne gorgée de Coca-Cola devrait aider à nous faire avaler tout ça ! Puis si ça ne passe toujours pas, y’a Labatt et Molson ou une tonne de microbrasseries et une file à la SQDC pour nous aider à nous faire tout oublier.

Médicamentés, légalement ou non, surmenés, stressés, angoissés et sur-endettés. Toujours plus, toujours plus vite, entre le travail qui nous donne à peine les moyens de subsister une fois impôt enlevé et le petit dernier qui a son cours de karaté, il y a longtemps que l’on n’est plus en réflexion, mais en réaction.

Réactionnaires, à défaut d’avoir les moyens d’être actionnaires de quoi que ce soit, nous sommes incapables de discernement plus souvent qu’autrement. Le dialogue est devenu un discours de sourds, où c’est celui qui parle le plus fort qui l’emporte, à l’instar du débat des chefs.

Notre esprit analytique s’est transformé en débat public sur cette pseudo laïcité à sens unique. « Laisse-moi ma croix sur le Mont-Royal pis enlève ton turban » , mais on est quand-même pas xénophobes (oups, grand mot, désolé, alors racistes). De toute façon, on a trop peur que les anglophones prennent le "pouvoir" pour avoir conscience que tantôt, même entre anglos et francos, nous serons minoritaires face aux nouveaux arrivants allophones à Montréal. Allô, bonjour-hi !

Sommes-nous tous des zombies ? 


Faut se dépêcher à relaxer et s’abrutir un peu plus (comme si c'était possible) devant la télé, Netflix ou autres stupidités préprogrammées. Tous hyper-connectés sur ce qui se fait ailleurs en termes culturels bien avant de savoir ce qui se fait chez-nous généralement, prétextant que c’est bien plus intéressant. De toute façon, il ne faut surtout pas trop penser, alors un divertissement facile et des rires bien gras après une longue journée devant un autre écran et celles que l'on tient aux creux de nos mains, ça fait tellement de bien !

On vit tous en silo avec les publications que nous proposent les médias sociaux et les algorithmes des services de musiques en continu, faudrait tout de même pas que l’on sorte de notre zone de confort. Épuisés à naviguer dans ce flot perpétuel de notifications, entre deux fausses-nouvelles, une vidéo de chats et de la désinformation, pas le temps de se demander ce que l’on fait encore branché là.

Tel un cordon ombilical directement relié au cortex cervical, on comble le vide de nos fringales en se commandant une pizza sur la dernière application que l'on vient de télécharger qui arrivera avec un livreur Skip ou Uber (au lieu de s'appliquer à lire les plateformes électorales et de se renseigner adéquatement avant de se rendre aux urnes, quand même celles politiques sont funéraires, maintenant que la véritable démocratie est morte). Puis quand ça ne fait pas encore l’affaire, on s’achète le dernier produit Apple sur Amazon livré au PC par UPS afin de combler notre vide intérieur, pour surfer encore plus rapidement sur cette vague infinie de Bell inepties en fibre optique, plein de merdes vidé-étron.

La journée se termine souvent devant le bulletin de nouvelles signé Québecon Médiocre (du moins, pour une certaine génération, quand ce n’est pas les mêmes capsules en boucles de LCN répétées ad nauseam), histoire que l’on ait un semblant d’opinion calquée sur celle de Mario Dumont ou d’un autre démagogue à 5 cennes. Une chance qu’ils sont là pour nous dicter comment penser, sinon on ne saurait pas comment se positionner sur tous ces faux débats à discuter entre collègues autour d’un café Keurig. Alors souverains, encore faudrait-il l'être de nos pensées pour commencer !

De toute manière, savoir choisir ses combats, c’est pas mal trop compliqué !

L’environnement, c’est teeeeellement important


Il y a à peine un mois, 500 000 manifestants étaient dans les rues de Montréal pour l’environnement et pourtant le Parti Vert ressort encore bon dernier, juste devant Maxime Bernier. Hypocrisie et comble de l'ironie quand tu nous tiens ! À voir la frayeur que nous avons face à de réels changements, le statu-quo nous suffit amplement. Faudrait surtout pas se laisser berner, greenwashing, lobbying écolo et puis quoi encore (sic) ?

Ah oui, sans oublier d’investir massivement dans des campagnes Facebook et Google Ads pour rejoindre les gens au détriment des médias régionaux qui se meurent (de toute manière, plus personne ne lit ça, surtout que l'on ne veux plus de Publisacs), c’est ce que l’on appelle faire rouler l’économie locale et canadienne avec l'argent des contribuables au profit de ces géants du web qui ne paient pas leurs justes parts d'impôts, l'indécence du capitalisme sauvage étant sans frontière !

Alors à la question sommes-nous tous des zombies, je réponds simplement que nous avons collectivement cessés de penser depuis que l'on a laissé les machines octocoeur le faire à notre place, à défaut de faire usage du système GBS (gros bon sens), faisant fi de ce que nous dit nos propres tripes et nos cœurs à force de voter "stratégiquement" contre les Conserviteurs (étant assujettis à la reine d'Angleterre, ne faudrait-il pas l'oublier). Globalement, nous ignorons à quel point nous sommes tous manipulés pour êtres comme on est constitués et que, finalement, le muscle de notre matière grise s'est flétrit à défaut d'être utilisé à meilleur escient.

Maintenant, parlons espoir ou foi dans le sort de l’humanité. On est bien trop peureux, passifs, nombrilistes et intellectuellement mous pour changer quoi que ce soit à notre manière de vivre ou de voir la vie avant d’arriver vers ce qui nous revient. Nous voilà à exister sur autant de temps emprunté où nous sommes collectivement déjà des morts-vivants. Pour tout ceci, comme pour les politiciens que nous avons; on a seulement ce que l’on mérite.

Bien bon pour nous !
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L’Art de ne pas déranger


Hey toi, l’artiste qui fait de la musique qui adhère à une formule conservatrice et qui essaie de ne pas trop faire de vagues; de la chanson pour la chanson, dans l’espoir de passer à la radio, crois-tu que tu n’en fais pas assez ou déjà un peu trop ? 

De concessions par-dessus concessions pour plaire aux publicitaires qui financent la bande FM qui se meurt un peu plus à chaque année faute d’innover, polluée par des personnalités préfabriquées dont tout le monde se fout royalement finalement. Qu’à force de les entendre en boucle, les auditeurs des ondes radios ont fini par s’acclimater à ce style formaté, d’être conditionnés à ce genre de sonorités, pendant que les autres sont tout simplement rendus ailleurs. Des esprits perdus maintenant et pour toujours au profit de d’autres joueurs de l’industrie. De nouveaux géants qui supplantent les modèles d’affaires implantés depuis longtemps, datant d’une époque de plus en plus révolue. Hier comme aujourd’hui, où se trouvent l’audace et la vraie créativité ? Lorsqu’ils sont pratiquées, plus souvent qu’autrement, pratiquement personne n’en entend parler.



Les médias encensent ce qui est vide de sens et de réel contenu, puisque la machine à clics et à fric carbure aux valeurs sûres. Quant qu’à ceux qui vont à l’encontre de ces moulins du spin médiatique, vous êtes des Don Quichotte sympathiques. Quand on préfère de loin s’attarder à des insipidités au lieu de s’élever en tant qu’individu et de collectivité : des millions de vues pour des niaiseries comparativement à un mince intérêt pour du contenu avec un tant soit peu de profondeur. À qui la faute sinon à nous ? Victimes de notre propre paresse intellectuelle, de notre manque de curiosité à l’ère du web. Pourtant, nous avons le pouvoir au bout des doigts, alors que peu nombreux d’entre nous en fait un devoir de s’informer adéquatement. De s’éduquer et d’approfondir sa culture et ses connaissances. Au lieu de ça, on préfère de loin regarder une vidéo de chats ou de faire les trolls sur une publication de quelqu’un que l’on ne connaît pas...

Il y a une guerre qui sévit pour nos esprits, réfléchissons-y avant de devenir trop abrutis !



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La culture à tout prix ? Oui, mais non


On sait tous que ça va mal dans le domaine culturel (et pas seulement...), mais est-ce qu'on se pose réellement la question de fondamentalement pourquoi ?

Ça fait un bout que ça me turlupine, je dirais même que ça me démange. En plus, je refuse de voir ces atrocités banalisés et de me contenter de dire : "Bah, c'est comme ça, que veux-tu", quand en fait non, ça ne devrait pas l'être, ça ne peut plus durer et il faut vraiment que ça change !

J'en ai vu des jobs passer au fil du temps, pis honnêtement, j'aurais honte de postuler au salaire qu'ils offrent sur le dos des artistes qu'ils sont censés travailler pour protéger. Voyons-donc, t'as pas honte dans ton bureau avec un salaire au-dessus de 100k/année pour décider de l'octroi des subventions (avec 6 postes à combler qui prennent surtout aucun risque à financer les meilleures ventes, tuant ainsi l'audace et la créativité...), ce qui veut dire plus d'un demi million pour les bureaucrates, on sait où va l'argent en culture ! Quand j'ai vu ça, j'ai failli tomber en bas de ma chaise.

L'enveloppe budgétaire culturelle est engloutie dans les salaires des fonctionnaires du Conseil des Arts du Canada, de la SODEC, la SOCAN et le CALQ et j'en passe, pendant que les artistes crèvent pratiquement de faim et peine à vivoter de leur art. Sans oublier les voyages sur le bras des contribuables et autres extravagances, ces technocrates se gargarisent dans l'excès. De l'autre côté, les organismes roulent sur les stages non rémunérés et les bénévoles. Après ça, on sait pourquoi on n'a pas de profession reconnue comme telle, mais beaucoup de projets (malgré l'angoisse et la désillusion), encore moins une qualité de vie qui a du sens dans le domaine...

Les vrais défenseurs de la culture, tous ces chroniqueurs pour des petites publications, web ou non, qui ne sont à peu près pas payés pour leur travail, parce que c'est normal, t'aimes ça faire ce que tu fais ou pire encore; c'est simplement considéré comme un beau passe-temps quand ce sont des gens qui bossent extrêmement fort pour promouvoir une culture vivante et différente de ce qu'on nous propose généralement ailleurs.

Internet a bousillé la donne, c'est bien évident, comme on s'ajuste très difficilement aux bouleversements numériques et ce, depuis un bon moment déjà. Nombreux sont ceux qui profitent de ce phénomène en nivelant tout un lot de professions vers le bas, puisque si tu le fais pas pour presque rien, y'en a 10 autres qui vont le faire. On est tellement solidaires.

C'est pour ça qu'on se retrouve avec un paquet de compagnies qui cherchent surtout des petites filles de 21 ans prêtes à travailler pratiquement 80/h semaine pour des billets de shows pis une belle expérience sur leurs CV, pendant que les vrais connaisseurs culturels ont une job alimentaire pour subvenir à leurs besoins et tirent le diable par la queue. C'est pour ça que les bonne initiatives n'avancent généralement pas (ou si peu).

Pendant ce temps-là, un employé du Conseil des Arts du Canada fait de 75k à 90k/année pour la gestion de réseaux sociaux... Pour la même job dans un organisme culturel, c'est des stages non-rémunérés. J'voulais m'arracher les yeux d'avoir vu ça, maudit domaine paradoxal pareil ! Faudrait tout revoir, from the top down, mais personne ne dit rien, parce que ce sont ces mêmes personnes qui se retrouvent souvent autour des tables de concertations pour l'avenir de la business...

Tellement de gens ne sont pas au courant qu'à l'ADISQ, c'est la même affaire, leurs membres (artistes en nomination au gala, entre autres) paient plus d'un demi-million juste pour des gestionnaires de l'industrie, pour des jobs qui ne valent vraiment pas ça, afin de protéger les intérêts culturels... Bullshit! Avec la moitié de ce salaire, peut-être, mais là, c'est carrément ambitionner, mais les gens ne savent pas ou ils ne veulent généralement pas le savoir; le confort de l'indifférence.

Pis après le petit peuple vient chier sur les artistes sur les tribunes qui lui sont offertes, disant : Y'ont juste à faire d'la bonne musique pis vendre au lieu de quémander de l'argent au gouvernement. Heille, le grand, tu n’sais même pas ce qui se fait de bon, soit tu l'as probablement jamais entendu ou que t'es tellement formaté par les médias que tu ne sais même pu reconnaître la merde d'un diamant brut… Abrutissement social, quand tu nous tient !

Vaste sujet s'il en est un, certes, puisque la population et ses habitudes de consommation (Spotify, Deezer, Netflix et j'en passe) en est en partie responsable, complice par son inconscience, son immobilisme et son mutisme (comme dans bien d'autres domaines d'ailleurs). Alors s'il faut que certains fassent le lien, puisqu'on dirait que le commun des mortels ne le fera certainement pas par lui-même, ne reste qu'à espérer vivement un éveil collectif et un retour du balancier, c’est le mieux qu’on puisse se souhaiter pour la nouvelle année !
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Faune et (phony) médiatique


Dans le merveilleux domaine du journalisme culturel, nombreux sont ceux qui jouent à se planter des couteaux dans le dos, il y a beaucoup d'ego là-dedans, difficile de croire à quel point...

Apparemment, ceux-ci n'ont pas saisis l'importance de s'allier pour être plus forts, puisque qui divise s'isole inévitablement. C'est bien décevant qu'un bon nombre d'entre eux n'aient pas compris ce principe à l'ère de la convergence. Nous sommes tellement une petite nationalité en ces sols américains que de se fragmenter et d'être aussi polarisé n'aide absolument en rien.

Avec leurs propos réducteurs, ils sont atteints d’une sorte de diarrhée mentale qui contamine les réseaux sociaux, véhiculée par les tribunes de ces gourous du goût. Leurs opinions reposent souvent sur des demi-écoutes, propulsées par de semi réflexions, le tout dans le but à peine caché du clickbait. Le poisson de ces appâts à clics dans l’équation, bien sûr c’est le lecteur, mais à qui s’adresse-t-on exactement ? Ces hipsters qui crachent sur la culture québécoise qu’ils ne considèrent pas la leur, prétextant qu’il se fasse bien mieux ailleurs ? Syndrome d'un peuple inconsciemment colonisé, peut-être.

Ces gens s’arrachent avidement des billets de spectacles trop chers payés dans des salles bondées, pendant que plusieurs groupes locaux ont peine à couvrir leur frais. Tout ça pour quoi, sinon de parler de tout et de rien pendant les prestations, parce que, tu sais, on est tellement blasés. Grand bien leur fasse s’ils gâchent l’expérience des spectateurs autour de leur discussions vides de sens qui n’ont aucun lieu d’être pendant que les artistes sur scène tentent tant bien que mal de mettre le feu aux planches.

Certains êtres inconséquents semblent incapables d'écouter un spectacle étant trop imbus d'eux-mêmes et ce sont souvent les mêmes qui critiquent le concert le lendemain dans ces nombreuses publications, tirant à boulet rouge sur tout ce qui bouge, se tirant dans le pied en tant que société. Parce que tu sais tout ce qu'on lis à travers les lignes : «  Le billet je l’ai pas payé et non, je n’encouragerai certainement pas la table de marchandise, de toute manière, pas besoin du vinyle pis qui achète encore des CD, quand j’ai la version promo gratis ? J’vais plutôt aller me mettre un autre verre dans le nez pour parler encore plus fort, étant donné que le technicien de son mène une guerre de volume avec la foule qui jase. Des bouchons, ben je t'entendrais pas, quoi que je m'écoute parler plus qu'autre chose et des acouphènes, j’sais pas d’quoi tu parles ! »


Sont-ils les seuls responsables de tout ce boucan ? Bien sûr que non ! Souvent, ce sont également les gens sur la guestlist, certains ingrats qui manquent royalement de respect, autant pour ceux qui essaient simplement d'écouter et d'avoir une bonne expérience, que pour les artistes qui se produisent sur scène. Par contre, ces blogueurs et reporteurs devraient au moins être un peu plus conscients de cette attitude désagréable et des répercussions qu'ils ont et pourtant, ils se font légion.

Misère, que de beaux divertissements !
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Où prenez-vous le temps?


C'est la question qui me mystifie le plus.

Il y a 24 heures dans une journée. Le tiers est occupé à dormir. Le tiers - au moins - à travailler. Alors où trouvez-vous même une heure pour regarder la télé?

J'ai à peine le temps de lire, de m'occuper de mes filles, de cuisiner, de regarder un film et de faire une rando.

Expliquez-moi.

Malaxeur à neurones

La télé agit aussi sur le cerveau de la même manière que le cholestérol agit sur les artères...



Je suis personnellement en accord avec les opinions de M. Nadeau émises dans sa  chronique Le Bâille-Bâille – suite (!) et fin. Je vous propose ma réponse à son questionnement d'où prenez-vous le temps...

Selon mes observations, bien des gens n'ont pas mieux à faire que de se meubler l'esprit une fois leur journées de travail terminées. Ils ne se cherchent pas un but, ni une raison d'être, sinon de subvenir à leur besoins de peine et de misère. Le fait d'avoir une vie plus sédentaire permet d'avoir d'avantage de temps libre pour s'écraser devant la télé, plus que certaines personnes qui ont de doubles, sinon, triples vies hyper-chargées à vouloir s'accomplir. En ne cherchant pas vraiment autre chose que le modèle de bonheur proposé, ils ne veulent pas s'inventer une vie, ils vivent souvent alors par procuration en guise d'évasion de leur quotidien. Ils ne se posent ni se remettent trop en question, puisque l'inverse serait inconfortable et puisqu'ils adhèrent au moule; agir autrement les ferait juste un peu trop forcer.

MALAXEUR À NEURONES

J'aimerais me faire l'avocat du diable à ce sujet, en avouant qu'il y a moyen de s'éduquer en essayant de faire abstraction de tout l'aspect sensationnaliste du spectacle habituellement offert. Sur les centaines de canaux disponibles, on peut y retrouver des documentaires, et des reportages sur quelques sujets intéressants de temps en temps, mais peut-être trop peu, effectivement. La télévision, à mes yeux, manque d'interactivité, sa structure est trop rigide, inflexible, statique et passive versus le web qui est énormément plus ouvert et adaptable à des horaires en constante mutation, une situation que nous vivons de plus en plus couramment. Je ne suis plus abonné au câble et j'avoue qu'il ne me manque pratiquement jamais, moi qui en était pourtant un mordu plus jeune. J'ai choisis mes priorités et oui, comme il n'y a que 24h dans une journée, me concentrer sur mes connaissances musicales est devenue la priorité, à chacun ses passions et ses passes-temps !

Voici le documentaire Naqoyqatsi pour éveiller les esprits !