samedi 24 août 2019

Loscil | Moments planants


Vaporeux à souhait, la sonorité ambiante de l'artiste peut agir comme un somnifère sur certains, la preuve en est que mon voisin de gauche s’est assoupi à quelques reprises et je n’en fais pas exception, j’ai bien failli à mon tour ! La fatigue de la semaine n’aidant en rien pour venir contrer cet effet, le concert ayant lieu le vendredi. Sa sonorité méditative est prône aux réflexions contemplatives et à l’intériorisation. Ses projections en nuances de gris allient captations organiques à des formes géométriques, souvent rectilignes.



Véritable as des crescendos et des subtilités, l’artiste originaire de Vancouver a doucement bercé son auditoire avec sa plus récente création. Ses fines textures (structures) créent un apaisement instantané et ont eu un effet durable alors que le silence quasi-total régnait à la fin de son spectacle pour mener à l’entracte. En espérant que la seconde moitié de l’événement puisse en sortir quelques-uns de leur terreur avant d’entendre des ronflements. En toute connaissance de son approche musicale, je dois avouer que je ne m’attendais pas à moins de cette expérience.

Dans une dimension parallèle


Drew McDowall et Florence To avec la présentation de Time Machine. Une oscillation d’ondes sonores au ton un peu austère, où les spectateurs se retrouvent propulsés dans le cœur d’une génératrice. Un grand tourbillon de sons et d’images qui se métamorphosent lentement, telle une ode à la lenteur avec ces structures tranquillement évolutives. Un exercice de patience et la répétition, une sorte de Om perpétuel où l’on comprend le jumelage avec Loscil. Un véritable ballet de couleurs et de lumières qui sur-stimule l’ouïe et la vue.



Où il faut savoir apprécier les longueurs et la dégradation sonore. Un voyage psychotique catapultés dans une autre dimension remplie d’émotions. Un seul bémol, j'ignore pourquoi l’on s’entête à installer les artistes devant les écrans, quoi qu’il en soit, la silhouette féminine de Florence To était très appréciable, surtout pratiquement immobile de profil aux projections. Plus près de l’ambiant, expérimental que de la musique actuelle, garni en explorations musicales.

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